“[...] ainsi que de nombreux nomades qui vivent au rythme d...

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Q3128591 Francês
Répondez le question d’après le texte ci-dessous.

Ladakh: lutte pour le climat dans l’Himalaya

    Dans l'extrême nord de l'Inde, coincé entre le Pakistan et la province autonome du Tibet, le Ladakh est un endroit à part. C’est l'un des derniers refuges de la culture tibétaine en terre libre. C’est aussi un territoire aride de haute altitude écologiquement fragile et en pleine mutation. Une lumière pure, des paysages lunaires splendides, des déserts et des rivières aux eaux turquoise, d’immenses montagnes pelées et rocailleuses, des oasis verdoyantes en fond de vallée… Et des monastères bouddhistes perchés sur des éperons rocheux entre pics enneigés et lacs d’altitude. Dans ce décor somptueux, habitent un peuple encore très attaché à ses traditions ainsi que de nombreux nomades qui vivent au rythme des saisons avec leurs troupeaux de yacks et de chèvres. Mais pour combien de temps?
    La région subit de plein fouet les effets de la crise climatique mondiale: les chutes de neige se réduisent, les glaciers reculent, les sécheresses, températures extrêmes et inondations se multiplient. L’ingénieur ladakhi Sonam Wangchuk est connu en Inde comme un activiste climatique engagé dans la défense de son territoire himalayen. Passionné par les énergies renouvelables, il a créé un centre de formation unique au Ladakh – SECMOL – ainsi qu’un système vertueux de récupération d’eau pour irriguer les cultures. Ses célèbres glaciers artificiels, baptisés stupas de glace, servent de réserves hydriques durant la saison sèche.
    Aujourd’hui, si on parle beaucoup de Sonam Wangchuk, notamment sur les réseaux sociaux, c’est qu’il multiplie les actions pour alerter sur l’avenir du Ladakh. Depuis 2019, la région est directement placée sous l’autorité de Delhi. Les Ladakhis s’inquiètent et demandent que la terre, l’emploi et l’identité culturelle du Ladakh soient protégés et que la région puisse avoir une plus grande autonomie. Wangchuk propose de réduire les activités humaines, de limiter le développement et l’exploitation industrielle et d’adopter un mode de vie durable, comme le faisaient les habitants du Ladakh jusque dans les années 2000. Mais c’est tout le contraire qui est à l’œuvre actuellement.
    Le boom du tourisme au Ladakh coïncide avec l'essor rapide de la classe moyenne indienne couplé au succès du film Bollywood Three Idiots, avec Amir Khan, mettant en lumière les paysages himalayens et entraînant un afflux de touristes venus se photographier sur les lieux emblématiques de la comédie. Les années Covid ont accéléré les choses avec encore plus d’Indiens en voyage dans leur propre pays.
    On estime que plus de 400 000 personnes ont voyagé au Ladakh en 2022, près de deux fois la population de la région. Cette fréquentation exerce une pression énorme sur des ressources déjà fragilisées et génère une masse de déchets considérable. Plus loin, le gouvernement indien construit de nouvelles routes pour acheminer rapidement les troupes dans cette région très militarisée proche des frontières chinoises et pakistanaises. A près de 5 000 mètres d’altitude, des files de camions crachent leur fumée noire en rejoignant les régions les plus reculées du pays.
   En mars dernier, Sonam Wangchuk commence une grève de la faim, accompagné par des milliers de personnes, des moines, des jeunes, des vieux. Leur but: interpeller le gouvernement central sur l’écologie et les droits politiques. Sans réponse, le voilà reparti début septembre pour une marche pacifique de près de 1000 km depuis Leh, sa ville natale, jusqu’à New Delhi, pour tenter à nouveau de se faire entendre, mais en vain. Depuis début octobre, il a entamé une nouvelle grève de la faim aux portes du pouvoir. Tous les jours, l’activiste très médiatisé publie des vidéos pour continuer à informer et sensibiliser sur la situation actuelle de cette région himalayenne en proie à plusieurs menaces: le dérèglement climatique, le surtourisme et le développement économique non contrôlé.

    Si vous vivez simplement dans les grandes villes, nous, dans les montagnes, on pourra vivre, simplement – Sonam Wangchuk.
(Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/ladakh-lutte-pour-le-climat-dans-lhimalaya.Accès: 07/11/2024.)
[...] ainsi que de nombreux nomades qui vivent au rythme des saisons avec leurs troupeaux de yacks et de chèvres.”. (1º§) L’alternative qui pourrait remplacer l’expression soulignée est:
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Alternativa correta: D - Suivre la vie d’accord les changements du temps.

1. Tema central da questão:
A questão avalia sua capacidade de interpretar expressões idiomáticas no contexto do francês, testando compreensão do texto e habilidade de relacionar significados implícitos a alternativas apresentadas.

2. Base teórica:
A expressão vivre au rythme des saisons é uma expressão francesa que significa “viver conforme as mudanças das estações do ano” — ou seja, adaptar o modo de vida às variações naturais do clima e do tempo, algo comum entre sociedades rurais ou tradicionais (Cf. Le Petit Robert).

3. Justificativa da alternativa correta:
A alternativa D — “Suivre la vie d’accord les changements du temps” — corresponde exatamente ao sentido do trecho, ou seja, viver adaptando-se às mudanças naturais das estações e do clima. Isso está de acordo com a vida dos nômades descritos, que organizam suas atividades segundo as condições naturais.

4. Análise das alternativas incorretas:

  • A – “Travailler seulement en été et en hiver.”
    Incorreta: Limita-se apenas a duas estações; o texto fala sobre adaptação a todas as estações, não atuação restrita.
  • B – “Ne pas donner de l’importance à la météo.”
    Incorreta: O sentido é justamente o oposto; os nômades são dependentes das condições climáticas, e não indiferentes a elas.
  • C – “Vivre sans avoir des informations climatiques.”
    Incorreta: Sugere falta de conhecimento ou preocupação com o clima, o que não condiz com o contexto do texto.

5. Estratégias de interpretação:
Ao encontrar expressões como “vivre au rythme de...”, procure identificar se se refere a uma adaptação cíclica. Evite respostas literais ou radicais (como “não se importar” ou “trabalhar só em certos períodos”). Busque o sentido global, não se prenda a traduções palavra por palavra.

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