L'asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts
kilomètres d'Alger. Je prendrai l'autobus à deux heures et
j'arriverai dans l'après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je
rentrerai demain soir. J'ai demandé deux jours de congé à
mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une
excuse pareille. Mais il n'avait pas l'air content. Je lui ai
même dit : « Ce n'est pas de ma faute. » Il n'a pas répondu.
J'ai pensé alors que je n'aurais pas dû lui dire cela. En
somme, je n'avais pas à m'excuser. C'était plutôt à lui de me
présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute aprèsdemain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c'est un
peu comme si maman n'était pas morte. Après l'enterrement,
au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu
une allure plus officielle.
CAMUS, Albert. L’étranger. Paris: Gallimard, 1942. p. 9-10
A respeito dos aspectos linguísticos e semânticos do texto,
julgue (C ou E) o item a seguir.
Dans l’extrait lu, nous avons un narrateur en première
personne, mais il ne participe pas à la scène racontée.
Incorreta. Gabarito oficial da banca:
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