Questões de Concurso Sobre francês

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Q469191 Francês
Lisez le texte et répondez aux questions proposées.

Texte 1:

                                    Philae a pu transmettre les données de son
                                    forage avant de couper le contact

Deux jours après avoir atterri sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500millions de kilomètres de laTerre, le robot Philae a réussi un nouvel exploit, dans la nuit de vendredi à samedi 15 octobre.Alors que les équipes de l’Agence spatiale européenne craignaient que Philae n’ait pas assez d’énergie pour établir avec la sonde Rosetta un dernier contact avant d’entrer en « hibernation », une liaison stable s’est établie entre 23 h 29 (heure de Paris) et 1 h 36 samedimatin.

Cette communication a permis la transmission de nouvelles analyses, notamment celles du premier forage de comète jamais réalisé. << Le premier forage sur une comète est devenu une réalité! », s'est vanté Philae sur son compteTwitter.

L’instrument Cosac, censé analyser les molécules organiques sur la carotte de forage, a envoyé des données, tout comme l’instrument Ptolémée, un analyseur de gaz qui doit permettre de comprendre la géochimie des éléments légers relâchés par la comète, tels que l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène. Reste à décrypter ces données pour savoir si le forage a bien fonctionné, et ramené un échantillon de la surface de la comète.

« On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a déclaré le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring, depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne). « Philae est enmode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! », a pour sa part rapporté l’Agence spatiale européenne sur son compteTwitter.

Ces données pourraient apporter des informations sur l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. Suivant l’orbite de la sonde Rosetta, établie désormais à 30 kilomètres de la comète, un nouveau moment de contact s’est ouvert à 11 heures samedi matin: la sonde est à l’affût d’un signal de Philae, sur
lequel les scientifiques ne comptent cependant pas.

Les scientifiques ont également procédé avec succès à une manœuvre du robot, qui s’est soulevé de 4 centimètres et a pivoté de 35 degrés. Cette nouvelle position pourrait permettre au robot d’avoir un meilleur ensoleillement à l’avenir, afin qu’il puisse se « réveiller » si ses panneaux solaires sont mieux ensoleillés.

(Extrait et adapté du Journal LeMonde, du 14 novembre 2014.)

Mettez la phrase « Philae est en mode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! » au discours indirect. L’Agence spatiale a rapporté que:
Alternativas
Q469190 Francês
Lisez le texte et répondez aux questions proposées.

Texte 1:

                                    Philae a pu transmettre les données de son
                                    forage avant de couper le contact

Deux jours après avoir atterri sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500millions de kilomètres de laTerre, le robot Philae a réussi un nouvel exploit, dans la nuit de vendredi à samedi 15 octobre.Alors que les équipes de l’Agence spatiale européenne craignaient que Philae n’ait pas assez d’énergie pour établir avec la sonde Rosetta un dernier contact avant d’entrer en « hibernation », une liaison stable s’est établie entre 23 h 29 (heure de Paris) et 1 h 36 samedimatin.

Cette communication a permis la transmission de nouvelles analyses, notamment celles du premier forage de comète jamais réalisé. << Le premier forage sur une comète est devenu une réalité! », s'est vanté Philae sur son compteTwitter.

L’instrument Cosac, censé analyser les molécules organiques sur la carotte de forage, a envoyé des données, tout comme l’instrument Ptolémée, un analyseur de gaz qui doit permettre de comprendre la géochimie des éléments légers relâchés par la comète, tels que l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène. Reste à décrypter ces données pour savoir si le forage a bien fonctionné, et ramené un échantillon de la surface de la comète.

« On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a déclaré le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring, depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne). « Philae est enmode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! », a pour sa part rapporté l’Agence spatiale européenne sur son compteTwitter.

Ces données pourraient apporter des informations sur l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. Suivant l’orbite de la sonde Rosetta, établie désormais à 30 kilomètres de la comète, un nouveau moment de contact s’est ouvert à 11 heures samedi matin: la sonde est à l’affût d’un signal de Philae, sur
lequel les scientifiques ne comptent cependant pas.

Les scientifiques ont également procédé avec succès à une manœuvre du robot, qui s’est soulevé de 4 centimètres et a pivoté de 35 degrés. Cette nouvelle position pourrait permettre au robot d’avoir un meilleur ensoleillement à l’avenir, afin qu’il puisse se « réveiller » si ses panneaux solaires sont mieux ensoleillés.

(Extrait et adapté du Journal LeMonde, du 14 novembre 2014.)

D’entre les options ci-dessous, celle qui ne représente pas un objectif de Philae est:
Alternativas
Q469189 Francês
Lisez le texte et répondez aux questions proposées.

Texte 1:

                                    Philae a pu transmettre les données de son
                                    forage avant de couper le contact

Deux jours après avoir atterri sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500millions de kilomètres de laTerre, le robot Philae a réussi un nouvel exploit, dans la nuit de vendredi à samedi 15 octobre.Alors que les équipes de l’Agence spatiale européenne craignaient que Philae n’ait pas assez d’énergie pour établir avec la sonde Rosetta un dernier contact avant d’entrer en « hibernation », une liaison stable s’est établie entre 23 h 29 (heure de Paris) et 1 h 36 samedimatin.

Cette communication a permis la transmission de nouvelles analyses, notamment celles du premier forage de comète jamais réalisé. << Le premier forage sur une comète est devenu une réalité! », s'est vanté Philae sur son compteTwitter.

L’instrument Cosac, censé analyser les molécules organiques sur la carotte de forage, a envoyé des données, tout comme l’instrument Ptolémée, un analyseur de gaz qui doit permettre de comprendre la géochimie des éléments légers relâchés par la comète, tels que l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène. Reste à décrypter ces données pour savoir si le forage a bien fonctionné, et ramené un échantillon de la surface de la comète.

« On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a déclaré le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring, depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne). « Philae est enmode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! », a pour sa part rapporté l’Agence spatiale européenne sur son compteTwitter.

Ces données pourraient apporter des informations sur l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. Suivant l’orbite de la sonde Rosetta, établie désormais à 30 kilomètres de la comète, un nouveau moment de contact s’est ouvert à 11 heures samedi matin: la sonde est à l’affût d’un signal de Philae, sur
lequel les scientifiques ne comptent cependant pas.

Les scientifiques ont également procédé avec succès à une manœuvre du robot, qui s’est soulevé de 4 centimètres et a pivoté de 35 degrés. Cette nouvelle position pourrait permettre au robot d’avoir un meilleur ensoleillement à l’avenir, afin qu’il puisse se « réveiller » si ses panneaux solaires sont mieux ensoleillés.

(Extrait et adapté du Journal LeMonde, du 14 novembre 2014.)

Qu’est-ce qui est arrivé entre 23 h 29 et 1 h 36 samedi matin?
Alternativas
Q271585 Francês
D’après le texte « Compétitivité des territoires et stratégies de localisation des entreprises », pour développer leur compétitivité sur le marché mondial, un pays et ses entreprises doivent :
Alternativas
Q271584 Francês
D’après le texte « Compétitivité des territoires et stratégies de localisation des entreprises», la compétitivité de la France sur le marché mondial est caractérisée par :
Alternativas
Q271583 Francês
Selon le texte « L’Accord commercial anti-contrefaçon compte ses opposants », cet accord permettrait aux ayants droits de :
Alternativas
Q271582 Francês
D’après le texte « L’Accord commercial anti-contrefaçon compte ses opposants », le dit accord serait ensuite:
Alternativas
Q271581 Francês
D’après le texte « L’Accord commercial anti-contrefaçon compte ses opposants », le dit accord a été :
Alternativas
Q2923125 Francês

Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.


Une langue vivante de référence, la langue française


1 Toute communauté possède un bien précieux, sa

langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,

en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette

4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres

dans un ensemble où chacune a son propre mode

d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,

7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions

s'installent, les conflits s'insinuent.

L'union durable des peuples ne se fait pas sur des

10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent

souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a

pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion

13 des éléments.

La francophonie illustre le propos. La langue

française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la

16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de

I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur

rapprochement.

19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y

joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de

se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même

22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur

démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas

être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux

25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,

comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour

eux, notre langue symboliserait?

28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne

l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de

quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve

31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à

laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,

de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne

34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?

Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache

suivre le monde dans son évolution! La langue française est

37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle

l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit

ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit

40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son

vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à

savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent

43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier

pour exprimer la beauté.

Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue

46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée

et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution

permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et

49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe

par l'enseignement du français.

Prenons par exemple, en grammaire, les

52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et

temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.

Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour

55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par

exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent

régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et

58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il

s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.

Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur

61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la

pratique?

Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.

64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les

particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est

vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne

67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!

Et c'est parce que notre langue saura respecter ce

qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra

70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même

indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.

Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.

Par rapport à l’usage des formes verbales dans le texte et en général dans la langue française, marquez l’option correcte.

Alternativas
Q2923123 Francês

Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.


Une langue vivante de référence, la langue française


1 Toute communauté possède un bien précieux, sa

langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,

en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette

4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres

dans un ensemble où chacune a son propre mode

d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,

7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions

s'installent, les conflits s'insinuent.

L'union durable des peuples ne se fait pas sur des

10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent

souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a

pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion

13 des éléments.

La francophonie illustre le propos. La langue

française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la

16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de

I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur

rapprochement.

19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y

joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de

se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même

22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur

démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas

être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux

25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,

comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour

eux, notre langue symboliserait?

28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne

l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de

quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve

31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à

laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,

de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne

34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?

Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache

suivre le monde dans son évolution! La langue française est

37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle

l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit

ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit

40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son

vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à

savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent

43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier

pour exprimer la beauté.

Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue

46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée

et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution

permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et

49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe

par l'enseignement du français.

Prenons par exemple, en grammaire, les

52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et

temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.

Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour

55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par

exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent

régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et

58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il

s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.

Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur

61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la

pratique?

Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.

64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les

particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est

vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne

67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!

Et c'est parce que notre langue saura respecter ce

qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra

70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même

indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.

Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.

Considérant la structure linguistique et grammaticale du texte ci-dessus, marquez l’option correcte.

Alternativas
Q2923121 Francês

Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.


Une langue vivante de référence, la langue française


1 Toute communauté possède un bien précieux, sa

langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,

en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette

4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres

dans un ensemble où chacune a son propre mode

d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,

7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions

s'installent, les conflits s'insinuent.

L'union durable des peuples ne se fait pas sur des

10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent

souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a

pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion

13 des éléments.

La francophonie illustre le propos. La langue

française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la

16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de

I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur

rapprochement.

19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y

joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de

se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même

22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur

démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas

être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux

25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,

comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour

eux, notre langue symboliserait?

28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne

l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de

quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve

31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à

laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,

de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne

34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?

Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache

suivre le monde dans son évolution! La langue française est

37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle

l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit

ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit

40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son

vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à

savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent

43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier

pour exprimer la beauté.

Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue

46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée

et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution

permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et

49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe

par l'enseignement du français.

Prenons par exemple, en grammaire, les

52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et

temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.

Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour

55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par

exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent

régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et

58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il

s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.

Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur

61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la

pratique?

Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.

64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les

particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est

vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne

67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!

Et c'est parce que notre langue saura respecter ce

qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra

70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même

indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.

Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.

Considérant la structure linguistique du texte ci-dessus, marquez l’option correcte.

Alternativas
Q2923118 Francês

Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.


Une langue vivante de référence, la langue française


1 Toute communauté possède un bien précieux, sa

langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,

en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette

4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres

dans un ensemble où chacune a son propre mode

d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,

7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions

s'installent, les conflits s'insinuent.

L'union durable des peuples ne se fait pas sur des

10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent

souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a

pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion

13 des éléments.

La francophonie illustre le propos. La langue

française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la

16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de

I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur

rapprochement.

19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y

joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de

se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même

22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur

démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas

être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux

25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,

comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour

eux, notre langue symboliserait?

28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne

l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de

quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve

31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à

laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,

de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne

34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?

Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache

suivre le monde dans son évolution! La langue française est

37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle

l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit

ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit

40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son

vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à

savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent

43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier

pour exprimer la beauté.

Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue

46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée

et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution

permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et

49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe

par l'enseignement du français.

Prenons par exemple, en grammaire, les

52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et

temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.

Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour

55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par

exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent

régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et

58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il

s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.

Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur

61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la

pratique?

Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.

64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les

particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est

vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne

67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!

Et c'est parce que notre langue saura respecter ce

qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra

70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même

indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.

Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.

D’après le texte,

Alternativas
Q2923115 Francês

Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.


Une langue vivante de référence, la langue française


1 Toute communauté possède un bien précieux, sa

langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,

en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette

4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres

dans un ensemble où chacune a son propre mode

d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,

7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions

s'installent, les conflits s'insinuent.

L'union durable des peuples ne se fait pas sur des

10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent

souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a

pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion

13 des éléments.

La francophonie illustre le propos. La langue

française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la

16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de

I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur

rapprochement.

19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y

joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de

se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même

22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur

démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas

être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux

25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,

comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour

eux, notre langue symboliserait?

28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne

l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de

quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve

31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à

laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,

de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne

34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?

Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache

suivre le monde dans son évolution! La langue française est

37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle

l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit

ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit

40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son

vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à

savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent

43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier

pour exprimer la beauté.

Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue

46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée

et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution

permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et

49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe

par l'enseignement du français.

Prenons par exemple, en grammaire, les

52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et

temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.

Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour

55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par

exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent

régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et

58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il

s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.

Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur

61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la

pratique?

Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.

64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les

particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est

vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne

67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!

Et c'est parce que notre langue saura respecter ce

qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra

70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même

indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.

Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.

Dans l’expression “de tout ce qui en fait l'esprit” (ligne 3), "en”

Alternativas
Q2923114 Francês

Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.


Une langue vivante de référence, la langue française


1 Toute communauté possède un bien précieux, sa

langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,

en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette

4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres

dans un ensemble où chacune a son propre mode

d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,

7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions

s'installent, les conflits s'insinuent.

L'union durable des peuples ne se fait pas sur des

10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent

souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a

pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion

13 des éléments.

La francophonie illustre le propos. La langue

française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la

16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de

I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur

rapprochement.

19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y

joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de

se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même

22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur

démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas

être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux

25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,

comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour

eux, notre langue symboliserait?

28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne

l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de

quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve

31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à

laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,

de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne

34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?

Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache

suivre le monde dans son évolution! La langue française est

37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle

l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit

ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit

40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son

vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à

savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent

43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier

pour exprimer la beauté.

Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue

46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée

et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution

permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et

49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe

par l'enseignement du français.

Prenons par exemple, en grammaire, les

52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et

temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.

Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour

55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par

exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent

régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et

58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il

s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.

Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur

61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la

pratique?

Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.

64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les

particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est

vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne

67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!

Et c'est parce que notre langue saura respecter ce

qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra

70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même

indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.

Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.

Par rapport aux relations entre les langues et les nations, marquez l’option correcte. Selon le texte,

Alternativas
Q2923113 Francês

Texte VIII, Pour répondre aux questions de 40 à 43.


L’enfoncement du Boucan, 1892


1 Du plus loin que je me souvienne, j’ai entendu

la mer. Mêlé au vent dans les aiguilles des filaos, au vent qui

ne cesse pas, même lorsqu’on s’éloigne des rivages et qu’on

4 avance à travers les champs de canne, c’est ce bruit qui a

bercé mon enfance. Je l’entends maintenant, au plus profond

de moi, je l’emporte partout où je vais, le bruit lent, inlassable,

7 des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail, et

qui viennent mourir sur le sable de la Rivière Noire.

Pas un jour sans que j’aille à la mer, pas une nuit sans que je

10 m’éveille, le dos mouillé de sueur, assis sur mon lit de camp,

écartant la moustiquaire et cherchant à percevoir la marée,

inquiet, plein d’un désir que je ne comprends pas.

13 Je pense à elle comme à une personne humaine, et

dans l’obscurité, tous mes sens sont en éveil pour mieux

l’entendre arriver, pour mieux la recevoir. Les vagues géantes

16 bondissent par-dessus les récifs, s’écroulent dans le lagon, et

le bruit fait vibrer la terre et l’air comme une chaudière. Je

l’entends, elle bouge, elle respire.

19 Quand la lune est pleine, je me glisse hors du lit

sans faire de bruit, prenant garde à ne pas faire craquer le

plancher vermoulu. Pourtant, je sais que Laure ne dort pas, je

22 sais qu’elle a les yeux ouverts dans le noir et qu’elle retient

son souffle. J’escalade le rebord de la fenêtre et je pousse les

volets de bois, je suis dehors, dans la nuit.

J. M. G. Le Clézio. Le chercheur d’or. Paris: Gallimard, 1985, p. 11-2.

En considérant le texte présenté ci-dessus, marquez l’option correcte.

Alternativas
Q2923112 Francês

Texte VIII, Pour répondre aux questions de 40 à 43.


L’enfoncement du Boucan, 1892


1 Du plus loin que je me souvienne, j’ai entendu

la mer. Mêlé au vent dans les aiguilles des filaos, au vent qui

ne cesse pas, même lorsqu’on s’éloigne des rivages et qu’on

4 avance à travers les champs de canne, c’est ce bruit qui a

bercé mon enfance. Je l’entends maintenant, au plus profond

de moi, je l’emporte partout où je vais, le bruit lent, inlassable,

7 des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail, et

qui viennent mourir sur le sable de la Rivière Noire.

Pas un jour sans que j’aille à la mer, pas une nuit sans que je

10 m’éveille, le dos mouillé de sueur, assis sur mon lit de camp,

écartant la moustiquaire et cherchant à percevoir la marée,

inquiet, plein d’un désir que je ne comprends pas.

13 Je pense à elle comme à une personne humaine, et

dans l’obscurité, tous mes sens sont en éveil pour mieux

l’entendre arriver, pour mieux la recevoir. Les vagues géantes

16 bondissent par-dessus les récifs, s’écroulent dans le lagon, et

le bruit fait vibrer la terre et l’air comme une chaudière. Je

l’entends, elle bouge, elle respire.

19 Quand la lune est pleine, je me glisse hors du lit

sans faire de bruit, prenant garde à ne pas faire craquer le

plancher vermoulu. Pourtant, je sais que Laure ne dort pas, je

22 sais qu’elle a les yeux ouverts dans le noir et qu’elle retient

son souffle. J’escalade le rebord de la fenêtre et je pousse les

volets de bois, je suis dehors, dans la nuit.

J. M. G. Le Clézio. Le chercheur d’or. Paris: Gallimard, 1985, p. 11-2.

D’après le texte, marquez l’option correcte.

Alternativas
Q2923111 Francês

Texte VIII, Pour répondre aux questions de 40 à 43.


L’enfoncement du Boucan, 1892


1 Du plus loin que je me souvienne, j’ai entendu

la mer. Mêlé au vent dans les aiguilles des filaos, au vent qui

ne cesse pas, même lorsqu’on s’éloigne des rivages et qu’on

4 avance à travers les champs de canne, c’est ce bruit qui a

bercé mon enfance. Je l’entends maintenant, au plus profond

de moi, je l’emporte partout où je vais, le bruit lent, inlassable,

7 des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail, et

qui viennent mourir sur le sable de la Rivière Noire.

Pas un jour sans que j’aille à la mer, pas une nuit sans que je

10 m’éveille, le dos mouillé de sueur, assis sur mon lit de camp,

écartant la moustiquaire et cherchant à percevoir la marée,

inquiet, plein d’un désir que je ne comprends pas.

13 Je pense à elle comme à une personne humaine, et

dans l’obscurité, tous mes sens sont en éveil pour mieux

l’entendre arriver, pour mieux la recevoir. Les vagues géantes

16 bondissent par-dessus les récifs, s’écroulent dans le lagon, et

le bruit fait vibrer la terre et l’air comme une chaudière. Je

l’entends, elle bouge, elle respire.

19 Quand la lune est pleine, je me glisse hors du lit

sans faire de bruit, prenant garde à ne pas faire craquer le

plancher vermoulu. Pourtant, je sais que Laure ne dort pas, je

22 sais qu’elle a les yeux ouverts dans le noir et qu’elle retient

son souffle. J’escalade le rebord de la fenêtre et je pousse les

volets de bois, je suis dehors, dans la nuit.

J. M. G. Le Clézio. Le chercheur d’or. Paris: Gallimard, 1985, p. 11-2.

D’après l’extrait ci-dessus, marquez l’option correcte.

Alternativas
Q2923109 Francês

Texte VIII, Pour répondre aux questions de 40 à 43.


L’enfoncement du Boucan, 1892


1 Du plus loin que je me souvienne, j’ai entendu

la mer. Mêlé au vent dans les aiguilles des filaos, au vent qui

ne cesse pas, même lorsqu’on s’éloigne des rivages et qu’on

4 avance à travers les champs de canne, c’est ce bruit qui a

bercé mon enfance. Je l’entends maintenant, au plus profond

de moi, je l’emporte partout où je vais, le bruit lent, inlassable,

7 des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail, et

qui viennent mourir sur le sable de la Rivière Noire.

Pas un jour sans que j’aille à la mer, pas une nuit sans que je

10 m’éveille, le dos mouillé de sueur, assis sur mon lit de camp,

écartant la moustiquaire et cherchant à percevoir la marée,

inquiet, plein d’un désir que je ne comprends pas.

13 Je pense à elle comme à une personne humaine, et

dans l’obscurité, tous mes sens sont en éveil pour mieux

l’entendre arriver, pour mieux la recevoir. Les vagues géantes

16 bondissent par-dessus les récifs, s’écroulent dans le lagon, et

le bruit fait vibrer la terre et l’air comme une chaudière. Je

l’entends, elle bouge, elle respire.

19 Quand la lune est pleine, je me glisse hors du lit

sans faire de bruit, prenant garde à ne pas faire craquer le

plancher vermoulu. Pourtant, je sais que Laure ne dort pas, je

22 sais qu’elle a les yeux ouverts dans le noir et qu’elle retient

son souffle. J’escalade le rebord de la fenêtre et je pousse les

volets de bois, je suis dehors, dans la nuit.

J. M. G. Le Clézio. Le chercheur d’or. Paris: Gallimard, 1985, p. 11-2.

Le roman Le chercheur d’or, de l’écrivain français J. M. G. Le Clézio, prix Nobel de Littérature, raconte l’enfance du narrateur Alexis à l’Ile Maurice. D’après l’extrait du roman présenté ci-dessus, marquez l’option correcte.

Alternativas
Q2923107 Francês

Texte VII, pour répondre aux questions de 36 à 39.


Dynamique de la langue et dynamique associative



1 Sans ceux qui les parlent, sans ceux qui

l’apprennent, ceux qui les enseignent, les langues ne sont

que des abstractions. Certains linguistes avancent même

4 qu’elles n’existent pas en dehors de leurs réalisations

effectives. La dynamique qui les porte est donc avant tout une

question humaine. Les associations des professeurs

7 subissent certes des contraintes macrolinguistiques qui les

dépassent: ce sont des contraintes d’ordre politique,

économique, historique. Mais, en tant qu’auteurs importants

10 du champ, elles ont aussi un grand pouvoir d’influence sur

cette dynamique. Je ne confondrais donc pas ici la

dynamique propre à la langue elle-même, et la dynamique

13 associative, qui, si elles ont à l’évidence des points de

recouvrement, ne se laissent pourtant pas réduire l’une à

l’autre.

16 Pour s’exprimer sans langue de bois, on peut dire

tout autour de la planète, le français, comme quelques autres

langues qui sont historiquement développées au niveau

19 mondial, doit répondre aujourd’hui au double et difficile défi

que représente d’une part la vogue du “tout anglais” et d’autre

part la concurrence accrue d’autres langues qui sont

22 maintenant proposées soit dans les systèmes éducatifs

publics soit sur le marché privé des langues.

En ce qui concerne le français à une époque

25 charnière de sa présence en Amérique latine, malgré

l’imposition massive de l’anglais par les systèmes éducatifs,

dans les années 1990, et désormais l’introduction de la

28 langue voisine, le français y a toujours retrouvé sa place. Les

atouts du français, selon Chardedent et Cunha (2008), sont,

dans ce contexte, “la diversité de son intégration sociale, sa

31 proximité néo-latine et sa capacité à relier l’espace

sud-américain à l’espace européen”.

Pour ce qui concerne plus particulièrement le Brésil,

34 Pietraroia (2007) affirme que la présence du français, dans

beaucoup de régions brésiliennes, est due “à l’action des

associations de professeurs pour que les écoles adoptent une

37 perspective plurilingue dans leurs programmes”.

Les deux études citées mettent donc l’accent sur le

fait qu’une des voies majeures ouvertes au français est sa

40 capacité à créer du lien entre les langues ou entre les

disciplines.

Jean-Pierre Cuq, Synergies Brésil, n.º 7, 2009, pp. 154-5. (adapté).



D’après le texte, marquez l’option correcte, sur le plan linguistique et grammatical.

Alternativas
Q2923106 Francês

Texte VII, pour répondre aux questions de 36 à 39.


Dynamique de la langue et dynamique associative



1 Sans ceux qui les parlent, sans ceux qui

l’apprennent, ceux qui les enseignent, les langues ne sont

que des abstractions. Certains linguistes avancent même

4 qu’elles n’existent pas en dehors de leurs réalisations

effectives. La dynamique qui les porte est donc avant tout une

question humaine. Les associations des professeurs

7 subissent certes des contraintes macrolinguistiques qui les

dépassent: ce sont des contraintes d’ordre politique,

économique, historique. Mais, en tant qu’auteurs importants

10 du champ, elles ont aussi un grand pouvoir d’influence sur

cette dynamique. Je ne confondrais donc pas ici la

dynamique propre à la langue elle-même, et la dynamique

13 associative, qui, si elles ont à l’évidence des points de

recouvrement, ne se laissent pourtant pas réduire l’une à

l’autre.

16 Pour s’exprimer sans langue de bois, on peut dire

tout autour de la planète, le français, comme quelques autres

langues qui sont historiquement développées au niveau

19 mondial, doit répondre aujourd’hui au double et difficile défi

que représente d’une part la vogue du “tout anglais” et d’autre

part la concurrence accrue d’autres langues qui sont

22 maintenant proposées soit dans les systèmes éducatifs

publics soit sur le marché privé des langues.

En ce qui concerne le français à une époque

25 charnière de sa présence en Amérique latine, malgré

l’imposition massive de l’anglais par les systèmes éducatifs,

dans les années 1990, et désormais l’introduction de la

28 langue voisine, le français y a toujours retrouvé sa place. Les

atouts du français, selon Chardedent et Cunha (2008), sont,

dans ce contexte, “la diversité de son intégration sociale, sa

31 proximité néo-latine et sa capacité à relier l’espace

sud-américain à l’espace européen”.

Pour ce qui concerne plus particulièrement le Brésil,

34 Pietraroia (2007) affirme que la présence du français, dans

beaucoup de régions brésiliennes, est due “à l’action des

associations de professeurs pour que les écoles adoptent une

37 perspective plurilingue dans leurs programmes”.

Les deux études citées mettent donc l’accent sur le

fait qu’une des voies majeures ouvertes au français est sa

40 capacité à créer du lien entre les langues ou entre les

disciplines.

Jean-Pierre Cuq, Synergies Brésil, n.º 7, 2009, pp. 154-5. (adapté).



Sur le plan linguistique et grammatical, toujours en considérant le texte, marquez l’option correcte.

Alternativas
Respostas
601: A
602: E
603: D
604: E
605: E
606: D
607: E
608: C
609: B
610: A
611: D
612: A
613: E
614: B
615: E
616: D
617: A
618: A
619: A
620: C