Questões de Concurso
Comentadas sobre interpretação de textos em francês
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- lLe texte suivant fait référence aux question suivante .
« Ognon », « piquenique »...
La Suisse « rectifie » l’orthographe française
Le mot « oignon » sera désormais enseigné sous l’orthographe « ognon », en vertu des rectifications de l’orthographe de 1990 et validées par l’Académie française.
C’est une nouvelle qui va faire plaisir aux écoliers. Ceux pour qui l’orthographe et les dictées sont synonymes de cauchemar. Au pays des Helvètes, c’est désormais officiel: on pourra manger des oignons sans « i », pique-niquer sans emporter de trait d’union, et se baigner dans une île en retirant son accent si l’envie nous prend.
Exit les accents circonflexes, les traits d’union et les tirets des chiffres composés. La Suisse francophone adopte une orthographe « simplifiée ». Un choix que toute école francophone peut poser, depuis 1990, année de la réforme d’orthographe. C’est Michel Rocard, premier ministre de François Mitterrand, qui demande au Conseil supérieur de la langue française de proposer des simplifications orthographiques, pour rehausser le niveau des écoliers en français. Celles-ci devaient servir « une certaine harmonisation de quelques règles de l’orthographe française », indique Grevisse.
L’Académie française approuve ces propositions. Parmi elles, il y a la suppression de l’accent circonflexe sur « i » et « u » (sauf pour les formes verbales et les homophones comme « mûr, jeûne »), l’alignement des verbes en « -eler » et « -eter » sur le modèle de « peler » et « acheter » (sauf « jeter » et « appeler »), et la régularisation des mots composés.
En France, ces modifications ne sont en aucun cas obligatoires, mais constituent un « changement de la norme officielle ». Les Français restent libres d’appliquer et d’enseigner les anciennes. En Belgique, elle est en revanche obligatoire. En Suisse romande, à partir de 2023, elle sera officiellement enseignée à l’école, sans que la graphie traditionnelle soit proscrite. Les professeurs sont également invités à privilégier un langage « épicène », c’est-à-dire sans distinction de genre. L’écriture inclusive est en revanche interdite.
Dans Le Temps, quotidien suisse, le psycholinguiste Pascal Gygax, qui officie à l’Université de Fribourg, analyse cette adoption officielle comme un moyen de lutter contre « une scission grandissante entre l’écrit et oral qui mérite d’être questionnée ». Selon lui, « les élèves suisses, belges et français ont des scores en langue moins bons que dans d’autres pays, parce qu’ils passent beaucoup de temps à essayer d’apprendre des règles d’orthographe qui ne reposent sur aucune logique. »
Au total, 2400 mots ont subi un nettoyage de printemps: nénuphar devient « nénufar », porte-monnaie, « portemonnaie » et mille-pattes, « millepattes » .
Maguelonne de Gestas, « Ognon », « piquenique »... La Suisse « rectifie »
l’orthographe française, Le Figaro, (en-ligne), 2 juill. 2021.
Catherine Millet, auteure d'« Une enfance de rêve » et directrice de la rédaction d'« Art Press », livre ici son regard sur l'œuvre de Michel Houellebecq alors que paraît « Sérotonine ».
Par Catherine Millet Publié le 03 janvier 2019
Le premier mérite de Michel Houellebecq est d'être un très bon auteur populaire. Lorsqu'on jette un œil à ce que sont devenues depuis quelques années les listes des meilleures ventes de livres publiées par les magazines, cela compense un peu et rassure. Les lecteurs se rendent compte qu'il est le seul à envisager de front les vraies questions qui se posent à notre société et, conséquemment, à eux-mêmes dans leur vie quotidienne. Des questions que beaucoup refusent absolument de voir par culpabilité postcoloniale, moraline devenue religion laïque, et par ce qu'il faut bien appeler « trouille », plutôt que « peur », de mettre au jour des pouvoirs qui, par les voies meurtrières du terrorisme ou par celles, insidieuses, de l'économie, mettent à mal la démocratie. On l'a vérifié lors des polémiques qui accueillirent la sortie de son précédent livre, Soumission (Flammarion, 2015), dont on sait pourtant de quels drames il fut prémonitoire et de quelles lâchetés il continue d'être un excellent outil d'analyse. Est-ce que Houellebecq n'a pas payé alors d'avoir fait le boulot qu'étaient incapables de faire universitaires, journalistes et autres politiciens?
LE MONDE. Par Catherine Millet Publié le 03 janvier 2019.
Dans l'extrait phrase “Les lecteurs se rendent compte qu'il est le seul à envisager de front les vraies questions qui se posent à notre société et, conséquemment, à eux-mêmes dans LEUR vie quotidienne.”, le pronom en gras et souligné a comme référant le mot:
(Christine Buisine)
Bonjour, Nous habitons faire une excursion à bicyclette, de Strasbourg à Nice. Pourriez-vous nous indiquer un itinéraire sans étape de montagne car nous ne sommes pas des cyclistes professionnels. Nos remerciements anticipés, Mara eAndreia Bastos
Le but de ce mél, c'est:
1 Les habitants de Paris sont d’une curiosité qui va jusqu’à l’extravagance. Lorsque j’arrivai, je fus regardé comme si j’avais été envoyé du ciel: vieillards, hommes, femmes, 4 enfants, tous voulaient me voir. Si je sortais, tout le monde se mettait aux fenêtres; si j’étais aux Tuileries, je voyais aussitôt un cercle se former autour de moi; les femmes même faisaient 7 un arc-en-ciel nuancé de mille couleurs, qui m’entourait: si j’étais aux spectacles, je trouvais d’abord cent lorgnettes dressées contre ma figure: enfin, jamais homme n’a tant été vu 10 que moi. Je souriais quelquefois d’entendre des gens qui n’étaient presque jamais sortis de leur chambre, qui disaient entre eux: « Il faut avouer qu’il a l’air bien persan. » Chose 13 admirable! je trouvais de mes portraits partout; je me voyais multiplié dans toutes les boutiques, sur toutes les cheminées, tant on craignait de ne m’avoir pas assez vu. 16 Tant d’honneurs ne laissent pas d’être à charge: je ne me croyais pas un homme si curieux et si rare; et, quoique j’aie très bonne opinion de moi, je ne me serais jamais imaginé que 19 je dusse troubler le repos d’une grande ville, où je n’étais point connu. Cela me fit résoudre à quitter l’habit persan, et à en endosser un à l’européenne, pour voir s’il resterait encore, dans 22 ma physionomie, quelque chose d’admirable. Cet essai me fit connaître ce que je valais réellement. Libre de tous les ornements étrangers, je me vis apprécié au plus juste. J’eus 25 sujet de me plaindre de mon tailleur, qui m’avait fait perdre, en un instant, l’attention et l’estime publique; car j’entrai tout à coup dans un néant affreux. Je demeurais quelquefois une 28 heure dans une compagnie, sans qu’on m’eût regardé, et qu’on m’eût mis en occasion d’ouvrir la bouche. Mais, si quelqu’un, par hasard apprenait à la compagnie que j’étais persan, 31 j’entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement: « Ah! ah! Monsieur est persan? C’est une chose bien extraordinaire! Comment peut-on être persan? » De Paris, le 6 de la lune de 34 Chalval 1712.
Rica au même. In: Montesquieu. Lettres persanes.
Jugez si les items suivants sont vrais (C) ou faux (E) en ce qui concerne le texte I.
Dans l’expression « et à en endosser un à l’européenne » (linhas 20 et 21), le mot « en » est un pronom personnel représentant une proposition précédée d’une préposition.
Texte 1:
Philae a pu transmettre les données de son
forage avant de couper le contact
Deux jours après avoir atterri sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500millions de kilomètres de laTerre, le robot Philae a réussi un nouvel exploit, dans la nuit de vendredi à samedi 15 octobre.Alors que les équipes de l’Agence spatiale européenne craignaient que Philae n’ait pas assez d’énergie pour établir avec la sonde Rosetta un dernier contact avant d’entrer en « hibernation », une liaison stable s’est établie entre 23 h 29 (heure de Paris) et 1 h 36 samedimatin.
Cette communication a permis la transmission de nouvelles analyses, notamment celles du premier forage de comète jamais réalisé. << Le premier forage sur une comète est devenu une réalité! », s'est vanté Philae sur son compteTwitter.
L’instrument Cosac, censé analyser les molécules organiques sur la carotte de forage, a envoyé des données, tout comme l’instrument Ptolémée, un analyseur de gaz qui doit permettre de comprendre la géochimie des éléments légers relâchés par la comète, tels que l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène. Reste à décrypter ces données pour savoir si le forage a bien fonctionné, et ramené un échantillon de la surface de la comète.
« On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a déclaré le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring, depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne). « Philae est enmode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! », a pour sa part rapporté l’Agence spatiale européenne sur son compteTwitter.
Ces données pourraient apporter des informations sur l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. Suivant l’orbite de la sonde Rosetta, établie désormais à 30 kilomètres de la comète, un nouveau moment de contact s’est ouvert à 11 heures samedi matin: la sonde est à l’affût d’un signal de Philae, sur
lequel les scientifiques ne comptent cependant pas.
Les scientifiques ont également procédé avec succès à une manœuvre du robot, qui s’est soulevé de 4 centimètres et a pivoté de 35 degrés. Cette nouvelle position pourrait permettre au robot d’avoir un meilleur ensoleillement à l’avenir, afin qu’il puisse se « réveiller » si ses panneaux solaires sont mieux ensoleillés.
(Extrait et adapté du Journal LeMonde, du 14 novembre 2014.)
Texte 1:
Philae a pu transmettre les données de son
forage avant de couper le contact
Deux jours après avoir atterri sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500millions de kilomètres de laTerre, le robot Philae a réussi un nouvel exploit, dans la nuit de vendredi à samedi 15 octobre.Alors que les équipes de l’Agence spatiale européenne craignaient que Philae n’ait pas assez d’énergie pour établir avec la sonde Rosetta un dernier contact avant d’entrer en « hibernation », une liaison stable s’est établie entre 23 h 29 (heure de Paris) et 1 h 36 samedimatin.
Cette communication a permis la transmission de nouvelles analyses, notamment celles du premier forage de comète jamais réalisé. << Le premier forage sur une comète est devenu une réalité! », s'est vanté Philae sur son compteTwitter.
L’instrument Cosac, censé analyser les molécules organiques sur la carotte de forage, a envoyé des données, tout comme l’instrument Ptolémée, un analyseur de gaz qui doit permettre de comprendre la géochimie des éléments légers relâchés par la comète, tels que l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène. Reste à décrypter ces données pour savoir si le forage a bien fonctionné, et ramené un échantillon de la surface de la comète.
« On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a déclaré le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring, depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne). « Philae est enmode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! », a pour sa part rapporté l’Agence spatiale européenne sur son compteTwitter.
Ces données pourraient apporter des informations sur l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. Suivant l’orbite de la sonde Rosetta, établie désormais à 30 kilomètres de la comète, un nouveau moment de contact s’est ouvert à 11 heures samedi matin: la sonde est à l’affût d’un signal de Philae, sur
lequel les scientifiques ne comptent cependant pas.
Les scientifiques ont également procédé avec succès à une manœuvre du robot, qui s’est soulevé de 4 centimètres et a pivoté de 35 degrés. Cette nouvelle position pourrait permettre au robot d’avoir un meilleur ensoleillement à l’avenir, afin qu’il puisse se « réveiller » si ses panneaux solaires sont mieux ensoleillés.
(Extrait et adapté du Journal LeMonde, du 14 novembre 2014.)
Texte 1:
Philae a pu transmettre les données de son
forage avant de couper le contact
Deux jours après avoir atterri sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500millions de kilomètres de laTerre, le robot Philae a réussi un nouvel exploit, dans la nuit de vendredi à samedi 15 octobre.Alors que les équipes de l’Agence spatiale européenne craignaient que Philae n’ait pas assez d’énergie pour établir avec la sonde Rosetta un dernier contact avant d’entrer en « hibernation », une liaison stable s’est établie entre 23 h 29 (heure de Paris) et 1 h 36 samedimatin.
Cette communication a permis la transmission de nouvelles analyses, notamment celles du premier forage de comète jamais réalisé. << Le premier forage sur une comète est devenu une réalité! », s'est vanté Philae sur son compteTwitter.
L’instrument Cosac, censé analyser les molécules organiques sur la carotte de forage, a envoyé des données, tout comme l’instrument Ptolémée, un analyseur de gaz qui doit permettre de comprendre la géochimie des éléments légers relâchés par la comète, tels que l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène. Reste à décrypter ces données pour savoir si le forage a bien fonctionné, et ramené un échantillon de la surface de la comète.
« On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a déclaré le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring, depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne). « Philae est enmode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! », a pour sa part rapporté l’Agence spatiale européenne sur son compteTwitter.
Ces données pourraient apporter des informations sur l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. Suivant l’orbite de la sonde Rosetta, établie désormais à 30 kilomètres de la comète, un nouveau moment de contact s’est ouvert à 11 heures samedi matin: la sonde est à l’affût d’un signal de Philae, sur
lequel les scientifiques ne comptent cependant pas.
Les scientifiques ont également procédé avec succès à une manœuvre du robot, qui s’est soulevé de 4 centimètres et a pivoté de 35 degrés. Cette nouvelle position pourrait permettre au robot d’avoir un meilleur ensoleillement à l’avenir, afin qu’il puisse se « réveiller » si ses panneaux solaires sont mieux ensoleillés.
(Extrait et adapté du Journal LeMonde, du 14 novembre 2014.)
Texte 1:
Philae a pu transmettre les données de son
forage avant de couper le contact
Deux jours après avoir atterri sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500millions de kilomètres de laTerre, le robot Philae a réussi un nouvel exploit, dans la nuit de vendredi à samedi 15 octobre.Alors que les équipes de l’Agence spatiale européenne craignaient que Philae n’ait pas assez d’énergie pour établir avec la sonde Rosetta un dernier contact avant d’entrer en « hibernation », une liaison stable s’est établie entre 23 h 29 (heure de Paris) et 1 h 36 samedimatin.
Cette communication a permis la transmission de nouvelles analyses, notamment celles du premier forage de comète jamais réalisé. << Le premier forage sur une comète est devenu une réalité! », s'est vanté Philae sur son compteTwitter.
L’instrument Cosac, censé analyser les molécules organiques sur la carotte de forage, a envoyé des données, tout comme l’instrument Ptolémée, un analyseur de gaz qui doit permettre de comprendre la géochimie des éléments légers relâchés par la comète, tels que l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène. Reste à décrypter ces données pour savoir si le forage a bien fonctionné, et ramené un échantillon de la surface de la comète.
« On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a déclaré le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring, depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne). « Philae est enmode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! », a pour sa part rapporté l’Agence spatiale européenne sur son compteTwitter.
Ces données pourraient apporter des informations sur l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. Suivant l’orbite de la sonde Rosetta, établie désormais à 30 kilomètres de la comète, un nouveau moment de contact s’est ouvert à 11 heures samedi matin: la sonde est à l’affût d’un signal de Philae, sur
lequel les scientifiques ne comptent cependant pas.
Les scientifiques ont également procédé avec succès à une manœuvre du robot, qui s’est soulevé de 4 centimètres et a pivoté de 35 degrés. Cette nouvelle position pourrait permettre au robot d’avoir un meilleur ensoleillement à l’avenir, afin qu’il puisse se « réveiller » si ses panneaux solaires sont mieux ensoleillés.
(Extrait et adapté du Journal LeMonde, du 14 novembre 2014.)
Texte 1:
Philae a pu transmettre les données de son
forage avant de couper le contact
Deux jours après avoir atterri sur le noyau de la comète Tchourioumov-Guérassimenko, à plus de 500millions de kilomètres de laTerre, le robot Philae a réussi un nouvel exploit, dans la nuit de vendredi à samedi 15 octobre.Alors que les équipes de l’Agence spatiale européenne craignaient que Philae n’ait pas assez d’énergie pour établir avec la sonde Rosetta un dernier contact avant d’entrer en « hibernation », une liaison stable s’est établie entre 23 h 29 (heure de Paris) et 1 h 36 samedimatin.
Cette communication a permis la transmission de nouvelles analyses, notamment celles du premier forage de comète jamais réalisé. << Le premier forage sur une comète est devenu une réalité! », s'est vanté Philae sur son compteTwitter.
L’instrument Cosac, censé analyser les molécules organiques sur la carotte de forage, a envoyé des données, tout comme l’instrument Ptolémée, un analyseur de gaz qui doit permettre de comprendre la géochimie des éléments légers relâchés par la comète, tels que l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène. Reste à décrypter ces données pour savoir si le forage a bien fonctionné, et ramené un échantillon de la surface de la comète.
« On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires», a déclaré le responsable scientifique de l’atterrisseur, Jean-Pierre Bibring, depuis le centre de contrôle de Philae à Cologne (Allemagne). « Philae est enmode veille. Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès! », a pour sa part rapporté l’Agence spatiale européenne sur son compteTwitter.
Ces données pourraient apporter des informations sur l’apparition de la vie sur Terre, les comètes étant les objets les plus primitifs du système solaire. Suivant l’orbite de la sonde Rosetta, établie désormais à 30 kilomètres de la comète, un nouveau moment de contact s’est ouvert à 11 heures samedi matin: la sonde est à l’affût d’un signal de Philae, sur
lequel les scientifiques ne comptent cependant pas.
Les scientifiques ont également procédé avec succès à une manœuvre du robot, qui s’est soulevé de 4 centimètres et a pivoté de 35 degrés. Cette nouvelle position pourrait permettre au robot d’avoir un meilleur ensoleillement à l’avenir, afin qu’il puisse se « réveiller » si ses panneaux solaires sont mieux ensoleillés.
(Extrait et adapté du Journal LeMonde, du 14 novembre 2014.)
Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.
Une langue vivante de référence, la langue française
1 Toute communauté possède un bien précieux, sa
langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,
en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette
4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres
dans un ensemble où chacune a son propre mode
d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,
7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions
s'installent, les conflits s'insinuent.
L'union durable des peuples ne se fait pas sur des
10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent
souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a
pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion
13 des éléments.
La francophonie illustre le propos. La langue
française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la
16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de
I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur
rapprochement.
19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y
joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de
se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même
22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur
démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas
être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux
25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,
comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour
eux, notre langue symboliserait?
28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne
l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de
quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve
31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à
laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,
de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne
34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?
Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache
suivre le monde dans son évolution! La langue française est
37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle
l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit
ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit
40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son
vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à
savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent
43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier
pour exprimer la beauté.
Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue
46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée
et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution
permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et
49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe
par l'enseignement du français.
Prenons par exemple, en grammaire, les
52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et
temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.
Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour
55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par
exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent
régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et
58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il
s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.
Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur
61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la
pratique?
Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.
64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les
particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est
vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne
67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!
Et c'est parce que notre langue saura respecter ce
qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra
70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même
indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.
Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.
Par rapport à l’usage des formes verbales dans le texte et en général dans la langue française, marquez l’option correcte.
Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.
Une langue vivante de référence, la langue française
1 Toute communauté possède un bien précieux, sa
langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,
en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette
4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres
dans un ensemble où chacune a son propre mode
d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,
7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions
s'installent, les conflits s'insinuent.
L'union durable des peuples ne se fait pas sur des
10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent
souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a
pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion
13 des éléments.
La francophonie illustre le propos. La langue
française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la
16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de
I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur
rapprochement.
19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y
joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de
se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même
22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur
démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas
être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux
25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,
comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour
eux, notre langue symboliserait?
28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne
l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de
quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve
31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à
laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,
de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne
34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?
Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache
suivre le monde dans son évolution! La langue française est
37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle
l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit
ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit
40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son
vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à
savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent
43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier
pour exprimer la beauté.
Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue
46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée
et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution
permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et
49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe
par l'enseignement du français.
Prenons par exemple, en grammaire, les
52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et
temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.
Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour
55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par
exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent
régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et
58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il
s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.
Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur
61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la
pratique?
Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.
64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les
particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est
vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne
67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!
Et c'est parce que notre langue saura respecter ce
qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra
70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même
indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.
Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.
D’après le texte,
Texte IX, pour répondre aux questions de 44 à 50.
Une langue vivante de référence, la langue française
1 Toute communauté possède un bien précieux, sa
langue, premier lien entre tous ses membres et porteuse,
en elle, de tout ce qui en fait l'esprit. Mais dès lors que cette
4 communauté ne vit plus seule, qu'elle s'associe à d'autres
dans un ensemble où chacune a son propre mode
d'expression — Babel en fit l'expérience en son temps —,
7 l'incommunicabilité s'instaure, les incompréhensions
s'installent, les conflits s'insinuent.
L'union durable des peuples ne se fait pas sur des
10 intérêts matériels; ceux-ci sont trop aléatoires et deviennent
souvent contradictoires. L'ensemble se disloque, car il n'a
pas, comme en maçonnerie, un liant qui maintient la cohésion
13 des éléments.
La francophonie illustre le propos. La langue
française en est le liant. Mais pour ses pays membres, la
16 volonté de se rassembler autour d'une langue témoigne de
I'intérêt qu'ils lui portent comme fondement essentiel de leur
rapprochement.
19 En outre, si des pays non francophones viennent s'y
joindre, faut-il prosaïquement n'y voir qu'une simple envie de
se rallier à quelque chose d‘existant? Il est quand même
22 difficile de croire que l'attrait financier soit à l'origine de leur
démarche, les subsides de la francophonie ne devant pas
être particulièrement abondants! Certes, un peu, c'est mieux
25 que rien, mais encore! Peut-être cherchent-ils autre chose,
comme une sorte de référence culturelle et morale que, pour
eux, notre langue symboliserait?
28 Car il est indéniable que, dans un monde qui donne
l'impression d'être tiraillé de toute part, se rapprocher de
quelque chose qui affiche une certaine stabilité et qui serve
31 de point d'ancrage est vraisemblablement une ambition à
laquelle plusieurs pays doivent aspirer. La langue française,
de par son passé et ce qu'elle a acquis au cours du temps, ne
34 pourrait-elle être un de ces pôles de ralliement?
Mais encore faut-il qu'elle soit vivante, qu'elle sache
suivre le monde dans son évolution! La langue française est
37 vivante, où du moins la considère-t-on comme telle. Et si elle
l'est, c'est qu'elle s'adapte à son temps. Mais pour qu'il en soit
ainsi, encore faut-il que ce qui en fait l'essence soit
40 parfaitement préservé. Ce qui l'identifie notamment c'est son
vocabulaire, sa grammaire, sa rhétorique et sa poétique, à
savoir, les mots qui la composent, les règles qui s'appliquent
43 à leur emploi, la manière dont on en fait usage, en particulier
pour exprimer la beauté.
Or toute cette gradation de ce qui fait notre langue
46 est soumise aux exigences du temps qui passe, d'une pensée
et de mœurs qui changent. Et dans cette évolution
permanente, il importe qu'elle ne perde jamais son identité et
49 ce qui en fait sa richesse. La faire vivre et connaître passe
par l'enseignement du français.
Prenons par exemple, en grammaire, les
52conjugaisons dont la langue française regorge en modes et
temps parmi lesquels certains sont tombés en désuétude.
Faut-il les maintenir? Comment faudrait-il les enseigner pour
55 qu'ils soient à nouveau en usage? Le passé simple, par
exemple, est parfaitement connu des enfants qui l'entendent
régulièrement dans les contes et les histoires qu'on leur lit et
58 en comprennent sans difficulté la signification. Et, pourtant, il
s'est exclu de la vie courante, orale et écrite, des adultes.
Serait-ce un temps dont l'usage demande la fraîcheur
61 enfantine? Comment en améliorer l'apprentissage et la
pratique?
Enfin, considérons les pluriels des adjectifs en -al.
64 À moins que des raisons étymologiques en expliquent les
particularités, doit-on les maintenir? Faut-il les abolir? Il est
vrai qu'à l'oreille, des objectifs finaux, par exemple, ne
67 sonnent pas très futé, surtout si on les considère finals!
Et c'est parce que notre langue saura respecter ce
qu'elle a d'essentiel au cours de son évolution qu'elle vaincra
70 le temps et l'espace pour se rendre utile et même
indispensable à ceux qui l'aiment et la choisissent.
Michel Borel. Internet: (adapté). Acesso em 5/7/2010.
Par rapport aux relations entre les langues et les nations, marquez l’option correcte. Selon le texte,
Texte VIII, Pour répondre aux questions de 40 à 43.
L’enfoncement du Boucan, 1892
1 Du plus loin que je me souvienne, j’ai entendu
la mer. Mêlé au vent dans les aiguilles des filaos, au vent qui
ne cesse pas, même lorsqu’on s’éloigne des rivages et qu’on
4 avance à travers les champs de canne, c’est ce bruit qui a
bercé mon enfance. Je l’entends maintenant, au plus profond
de moi, je l’emporte partout où je vais, le bruit lent, inlassable,
7 des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail, et
qui viennent mourir sur le sable de la Rivière Noire.
Pas un jour sans que j’aille à la mer, pas une nuit sans que je
10 m’éveille, le dos mouillé de sueur, assis sur mon lit de camp,
écartant la moustiquaire et cherchant à percevoir la marée,
inquiet, plein d’un désir que je ne comprends pas.
13 Je pense à elle comme à une personne humaine, et
dans l’obscurité, tous mes sens sont en éveil pour mieux
l’entendre arriver, pour mieux la recevoir. Les vagues géantes
16 bondissent par-dessus les récifs, s’écroulent dans le lagon, et
le bruit fait vibrer la terre et l’air comme une chaudière. Je
l’entends, elle bouge, elle respire.
19 Quand la lune est pleine, je me glisse hors du lit
sans faire de bruit, prenant garde à ne pas faire craquer le
plancher vermoulu. Pourtant, je sais que Laure ne dort pas, je
22 sais qu’elle a les yeux ouverts dans le noir et qu’elle retient
son souffle. J’escalade le rebord de la fenêtre et je pousse les
volets de bois, je suis dehors, dans la nuit.
J. M. G. Le Clézio. Le chercheur d’or. Paris: Gallimard, 1985, p. 11-2.
D’après le texte, marquez l’option correcte.
Texte VIII, Pour répondre aux questions de 40 à 43.
L’enfoncement du Boucan, 1892
1 Du plus loin que je me souvienne, j’ai entendu
la mer. Mêlé au vent dans les aiguilles des filaos, au vent qui
ne cesse pas, même lorsqu’on s’éloigne des rivages et qu’on
4 avance à travers les champs de canne, c’est ce bruit qui a
bercé mon enfance. Je l’entends maintenant, au plus profond
de moi, je l’emporte partout où je vais, le bruit lent, inlassable,
7 des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail, et
qui viennent mourir sur le sable de la Rivière Noire.
Pas un jour sans que j’aille à la mer, pas une nuit sans que je
10 m’éveille, le dos mouillé de sueur, assis sur mon lit de camp,
écartant la moustiquaire et cherchant à percevoir la marée,
inquiet, plein d’un désir que je ne comprends pas.
13 Je pense à elle comme à une personne humaine, et
dans l’obscurité, tous mes sens sont en éveil pour mieux
l’entendre arriver, pour mieux la recevoir. Les vagues géantes
16 bondissent par-dessus les récifs, s’écroulent dans le lagon, et
le bruit fait vibrer la terre et l’air comme une chaudière. Je
l’entends, elle bouge, elle respire.
19 Quand la lune est pleine, je me glisse hors du lit
sans faire de bruit, prenant garde à ne pas faire craquer le
plancher vermoulu. Pourtant, je sais que Laure ne dort pas, je
22 sais qu’elle a les yeux ouverts dans le noir et qu’elle retient
son souffle. J’escalade le rebord de la fenêtre et je pousse les
volets de bois, je suis dehors, dans la nuit.
J. M. G. Le Clézio. Le chercheur d’or. Paris: Gallimard, 1985, p. 11-2.
D’après l’extrait ci-dessus, marquez l’option correcte.
Texte VIII, Pour répondre aux questions de 40 à 43.
L’enfoncement du Boucan, 1892
1 Du plus loin que je me souvienne, j’ai entendu
la mer. Mêlé au vent dans les aiguilles des filaos, au vent qui
ne cesse pas, même lorsqu’on s’éloigne des rivages et qu’on
4 avance à travers les champs de canne, c’est ce bruit qui a
bercé mon enfance. Je l’entends maintenant, au plus profond
de moi, je l’emporte partout où je vais, le bruit lent, inlassable,
7 des vagues qui se brisent au loin sur la barrière de corail, et
qui viennent mourir sur le sable de la Rivière Noire.
Pas un jour sans que j’aille à la mer, pas une nuit sans que je
10 m’éveille, le dos mouillé de sueur, assis sur mon lit de camp,
écartant la moustiquaire et cherchant à percevoir la marée,
inquiet, plein d’un désir que je ne comprends pas.
13 Je pense à elle comme à une personne humaine, et
dans l’obscurité, tous mes sens sont en éveil pour mieux
l’entendre arriver, pour mieux la recevoir. Les vagues géantes
16 bondissent par-dessus les récifs, s’écroulent dans le lagon, et
le bruit fait vibrer la terre et l’air comme une chaudière. Je
l’entends, elle bouge, elle respire.
19 Quand la lune est pleine, je me glisse hors du lit
sans faire de bruit, prenant garde à ne pas faire craquer le
plancher vermoulu. Pourtant, je sais que Laure ne dort pas, je
22 sais qu’elle a les yeux ouverts dans le noir et qu’elle retient
son souffle. J’escalade le rebord de la fenêtre et je pousse les
volets de bois, je suis dehors, dans la nuit.
J. M. G. Le Clézio. Le chercheur d’or. Paris: Gallimard, 1985, p. 11-2.
Le roman Le chercheur d’or, de l’écrivain français J. M. G. Le Clézio, prix Nobel de Littérature, raconte l’enfance du narrateur Alexis à l’Ile Maurice. D’après l’extrait du roman présenté ci-dessus, marquez l’option correcte.